L’Internet est il devenu une espèce de big brother qui se faufile à notre insu pour nous voler puis étaler au grand jour nos secrets les mieux gardés ? Les problématiques liées au respect de la vie privée sur l’Interne, à la divulgation d’informations confidentielles et bien d’autres sont au cœur de nos angoisses numériques du moment.
L’internet est un lieu d’échange quotidien pour un grand nombre de personnes dont la paroles ne dépassait auparavant que rarement le cercle de la discussion entre amis. Les blogs, forums et réseaux sociaux permettent d’échanger avec l’autre. Chacun a la parole et s’expose à ses semblables et de manière plus ou moins consciente au monde entier. Un grand nombre de problématiques ont émergé ces derniers mois montrant les effets indésirables de ce grand forum public.
Certains ont découvert que le réseau avait une mémoire et qu’une parole (ou une photo) déplacée pouvait avoir des répercutions bien longtemps après. On a alors parlé d’un « droit à l’oubli numérique » sous forme d’un appel au législateur qui viendrai user de son autorité pour effacer nos faux pas. Personne n’y croit vraiment étant donné la quantité de problèmes juridiques et techniques à surmonter pour mettre en œuvre cette idée. Le web a cette caractéristique qu’une information publiée échappe totalement a son auteur. Elle peut être recopiée et mise à disposition en n’importe quel autre point du monde immédiatement. Sauf à placer un policier derrière chaque serveur Web, il devient alors impossible d’empêcher sa propagation.
Pragmatiques, les entreprises proposent des service de gestion de réputation numérique. Grossièrement, ça consiste à faire de la veille (vérifier sur Google ce qui sort lorsque vous tapez votre nom) et à compenser des résultats compromettants en publiant vous même des informations plus flatteuses. Le PDG de Google, Eric Schmidt tranche lui la question de manière radicale en souhaitant que nous puissions changer de nom pour échapper à une identité dont le reflet sur le Web nous semble insupportable.
Notre souhait que le législateur limite la mémoire du Web lors de la publication de propos diffamatoires ou de documents personnels acquis de manière frauduleuse est légitime. Quelque soit la légitimité de cette attente, elle sera difficile à satisfaire avec les moyens techniques actuels. La publication d’un contenu sur le web a toujours pour origine l’action d’un individu. Et c’est le poids de cette action qu’il faut ré-évaluer, les documents Web, écrits ou pas restent.